Le marché de l’électricité et des énergies renouvelables en Angola

Fiche marché

  • Auteur : Bureau Business France de LUANDA
  • 2015 - 2 pages
  • Editeur : Business France
  • Référence : B1506005A
  • Document gratuit
  • Disponible immédiatement par téléchargement

Résumé

Une des priorités nationales
Les infrastructures électriques angolaises ont largement été détruites ou détériorées pendant les 27 années de guerre civile (1975-2002). Les infrastructures aujourd’hui existantes, qui datent pour la plupart de l’époque coloniale, n’ont pas ou que très peu été entretenues depuis la fin de la guerre. Ainsi, l’Angola accuse aujourd’hui un important déficit énergétique (140 KW/h par habitant pour une production totale de 1 690 MW) et des problématiques de production et de distribution sur l’ensemble du territoire : seule 30 % de la population a accès à l’électricité et les pannes de courant, notamment dans la capitale, sont quotidiennes. Cette situation influe également sur le développement économique et industriel du pays : 90 % des entreprises localisées en dehors de Luanda disposent de leur propre générateur.
Conscient de la problématique énergétique, le gouvernement angolais a fait du secteur de l’Energie une des priorités nationales de sa politique de reconstruction et de développement. Un Plan National de Développement (PND) a été voté pour la période 2013-2017. Celui-ci prévoit des investissements dans le secteur de l’énergie de l’ordre de 35 Mds USD (soit 67,3% du budget total du PND). Parmi ses 35 Mds USD, 17 ont été alloués à l’expansion de la capacité de production et au transport de l’électricité, 12 Mds USD à l’électrification rurale et 6 Mds USD à l’amélioration des infrastructures de distribution.
De plus, le gouvernement souhaite diversifier les sources d’énergies dans le pays. Le potentiel du pays dans l’éolien, le solaire et l’hydraulique est en effet considérable : l’Angola enregistre une radiation solaire qui varie entre 2000 et 400 KWh/m²/an, les vents atteignent une vitesse moyenne supérieure à 4,5 m/s dans la région centre et sud du pays et le territoire compte plus de 40 bassins hydrologiques.