Vietnam : L'énergie, moteur de la croissance des investissements étrangers

Brève

  • Date : 18/01/2017
  • Source : Vietnam Investment Review
  • Contact : Bureau Business France de Ho Chi Minh Ville

Résumé

Poussée par les croissances démographique et économique, l’augmentation de la demande d’énergie (autour de 10% par an) fait des projets du secteur le principal vecteur de la croissance des investissements étrangers au Vietnam.
L’année 2017 a commencé avec la validation par le gouvernement vietnamien du projet de construction d’une centrale thermique du groupe An Khanh dans la province de Bac Giang (nord) d’une capacité de 650 MW. Cette centrale « à flamme » utilisera du combustible fossile (charbon local) et s’étendra sur 90 hectares. Le projet représente un investissement d’1 Md USD et bénéficie d’un prêt de 753 M USD de la Banque Industrielle et Commerciale de Hong Kong. Deux autres projets de centrales électriques recevront bientôt l’autorisation gouvernementale : Nam Dinh (en coopération avec l’Arabie Saoudite et la Corée du Sud) et Nghi Son (en coopération avec le Japon et la Corée du Sud). Aussi, plusieurs entreprises étrangères sont actuellement en phase de négociation avec le gouvernement ou d’étude de faisabilité. Les montages sont essentiellement sous la forme d’un BOT (« construire, exploiter, transférer »).
Ces nouveaux projets rejoignent la liste des chantiers déjà officialisés par le gouvernement. Si cela confirme les perspectives de développement de l’industrie vietnamienne, les difficultés déjà observées dans la conduite des projets interrogent leur réalisation. Par exemple, le projet d’aménagement de 556 hectares opéré par ITACO et signé en 2008 reste incertain, notamment depuis un changement du modèle d’investissement par le gouvernement en 2013. Pour les centrales électriques, le projet coréen Quynh Lap 2 à Nghe An est toujours en attente de l’approbation du gouvernement. Le projet de PetroVietnam, Lonh Phu 1, débuté en 2011 a, quant à lui, vu les dates de livraison de ses turbines se reporter de quatre ans en raison de changements dans les termes du contrat.
Ces retards augmentent le risque de coupure de courant, notamment dans le sud du pays. Pour assurer les besoins énergétiques de son pays, le Ministère de l’Industrie et du Commerce a instauré une amende qui vise les développeurs retardataires : 200 000 USD seront demandés pour deux mois de retard sur un projet.