L'eau et l'énergie : deux priorités de l'Afrique du Sud

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De réelles opportunités s'offrent aux entreprises d'équipements et de services, la France ayant déjà une réputation bien établie en termes de qualité et de fiabilité dans le secteur de l’eau.

Business France organise un pavillon français pour la sixième fois sur le salon régional African Utility Week, le salon africain de référence en ce qui concerne l’eau et l’énergie. Le salon aura lieu du 16 au 18 mai dans la ville du Cap.

    Résumé

    Le développement du secteur de l’électricité en Afrique du Sud reste l’une des priorités du gouvernement sud-africain. Ce secteur, bien développé (environ 250 000 GWh en 2016) mais reposant fortement sur le charbon (93% de la production d’électricité nationale), cherche à se moderniser et à se diversifier à travers des alternatives telles les énergies renouvelables, le gaz et le nucléaire. Le plan énergétique national prévoit ainsi la construction de plus de 42,6 GW de nouvelles capacités de production d’ici 2030, dont 17,8 GW issus d’énergies renouvelables ; c’est donc un déploiement important des énergies renouvelables qu’envisage l’Afrique du Sud.
    Il est également prévu que le gaz prenne une place majeure dans les capacités de production, avec d’importants projets gaziers en cours et prévus pour les années à venir. A très long terme, la place du nucléaire est elle aussi confirmée dans le mix énergétique du pays (30% en 2050 contre 5% aujourd’hui). La société publique ESKOM continue également à lourdement investir dans la rénovation et le maintien de son réseau. A cela s’ajoute un besoin d’améliorer l’efficacité énergétique du pays, l’une des plus faibles au monde, en favorisant le développement de réseaux électriques intelligents (smart grids) et de, ce faisant, promouvoir le concept de la ville durable. Finalement, l’un des objectifs du gouvernement est d’augmenter le taux d’électrification du pays (environ 80% à l’heure actuelle), avec le développement du secteur de l’off-grid et du solaire résidentiel et commercial.

    Le développement du secteur de l’eau en Afrique du Sud est également l’une des priorités du gouvernement sud-africain, le pays étant actuellement en état de pénurie d’eau exacerbé par la sécheresse connue l’an dernier, et faisant face à des problèmes croissants d’approvisionnement. Bien que l’Afrique du Sud soit en situation de stress hydrique, les principales causes de la pénurie d’eau sont l’ancienneté du réseau et la mauvaise gestion des infrastructures : près de 40% de l’eau est ainsi perdue lors de son acheminement, pour un coût estimé à 500 M Eur par an.
    Le gouvernement a donc commencé à investir lourdement dans le développement et la rénovation de son réseau, et cherche à diversifier ses sources d’approvisionnement (développement de la captation des eaux souterraines et de la réutilisation des eaux industrielles). Les opportunités dans le secteur de l’eau sud-africain pour les entreprises françaises sont donc, entre autres, dans le traitement des eaux usées (dont le drainage minier acide), la désalinisation, ainsi que la construction / rénovation de réseaux d’eau et de barrages.