Suisse - Les CFF souhaitent investir 21,03 Mds EUR dans la mobilité du futur

Brève

  • Date : 03/04/2017
  • Source : Bureau Business France de Zurich
  • Contact : Bureau Business France de Zurich

Résumé

En Suisse, le trafic ferroviaire de voyageurs et celui de marchandises augmenteraient respectivement de 51% et 45% d’ici 2040. Dans ce contexte de demande croissante, les CFF doivent faire face aux bouleversements de la mobilité entraînés par la numérisation et l’arrivée de nouveaux acteurs sur le marché tels que les bus longue distance. Afin de relever ce défi, les CFF ont décidé investir 21,03 Mds EUR dans la mobilité du futur, dont 80% sera destiné au rail traditionnel. Plus précisément, pour se préparer à la concurrence future des véhicules autonomes, les CFF testent des navettes sans chauffeur à Zoug et étudient la possibilité de faire circuler des trains télécommandés. Ils envisagent aussi davantage d’innovations comme des systèmes d’enclenchement numérique ou l’automatisation de l’élaboration de l’horaire. En outre, les CFF veulent proposer un service de mobilité de porte à porte grâce aux biens et terrains qu’ils possèdent dans et autour des gares. Ils désirent notamment intégrer les taxis voire l’opérateur Uber à leur planificateur de voyage. Selon le dirigeant des CFF, Andrea Meyer, « la mobilité change de visage. Ce n’est pas une bonne attitude d’exclure un acteur de la mobilité, quel qu’il soit ». Pour la 1ère fois en 2016, la vente de billets via l’application CFF a été supérieure à celle au guichet, soit 18 millions de billets vendus contre 16 millions. Ce virage numérique aura toutefois un coût pour le personnel, dont l’effectif diminuera de 1400 d’ici 2020 dans le cadre du programme RailFit.