Angola - Projet de construction d’une raffinerie à Namibe (sud de l’Angola) pour 12 MDS USD

Brève

  • Date : 23/03/2017
  • Source : MacauHub, Jornal de Angola
  • Contact : Bureau Business France de Luanda

Résumé

Un projet de construction d’une raffinerie a été récemment validé par la présidence angolaise.
Ce projet, financé par 2 entreprises russes Rail Standard Service et Fortland Consulting Company, comprend également la construction d’une liaison ferroviaire entre les Chemins de Fer de Moçâmedes (CFM) et les Chemins de Fer de Benguela (CFB).

C’est le consortium Namref (75% Rail Standard Service et 25% Fortland Consulting Company) qui mènera le projet, en partenariat avec des entreprises locales Epuaka Comércio e Industria et Qnergy Partners, sur un terrain de 1 000 hectares. Le projet comprend, d’après le contrat signé avec l’Unidade Técnica de Investimento Privado (UTIP, gestion des gros investissements en Angola), la création d’un poste de mouillage, d’une centrale électrique en plus de la raffinerie et de la liaison ferroviaire entre les CFM et CFB.
Le pic de production (400 000 baril/j) devrait être atteint 11 ans après le démarrage des travaux (dont la 1ère phrase devrait s’achever mi-2020), soit en 2028. En attendant, le gouvernement angolais s’est engagé à acheter 28 000 barils/j de produits raffinés à la conclusion de la 1ère phase, puis 364 000 barils lors de la phase finale.
Ce projet intervient alors que d’autres projets de raffinerie en Angola ont été suspendus (Lobito, de Sonangol, avec une capacité de 200 000 barils/j) ou font l’objet d’études de viabilité (Soyo, de Sonangol, avec une capacité de 400 000 barils/j, étude menée par Ministère des Finances, Ministère du Pétrole et Sonangol notamment). Pour rappel, 80% de la consommation de produits raffinés en Angola (carburants divers, lubrifiants…) est importée. Le reste étant fourni par la raffinerie de Luanda, construite dans les années 1950 et produisant environ 48 000 barils par jour (pour une capacité de 65 000 barils quotidiens).
Le gouvernement angolais étudie également la possibilité de raffiner du pétrole brut angolais dans des raffineries à l’étranger avant d’être réimporté, ce qui pourrait constituer une alternative à la construction onéreuse et longue de raffineries. Le gouvernement souhaite ainsi engager une entreprise pour élaborer « une étude de viabilité technico-économique du traitement du pétrole brut angolais dans une raffinerie à l’étranger ». Des analystes du journal britannique The Economist déconseillent cependant cette solution en faveur d’une importation simple de produits déjà raffinés, dans les conditions actuelles.