Le Kenya est la « locomotive économique » de l’Afrique de l’Est.

Actualité

L’urbanisme, l’industrie, le tourisme, les nouvelles technologies et les infrastructures, secteurs prioritaires identifiés au Kenya.

    Résumé

    L’Afrique attire de plus en plus les entreprises françaises : c’est aujourd’hui le 2ème continent en termes de relais de croissance derrière l’Asie.

    L’explosion démographique, l’émergence d’une vraie classe moyenne, les importantes réserves des hydrocarbures et minerais, le développement d’industries locales sont autant d’indicateurs qui révèlent le potentiel de ces marchés. Cependant, depuis la chute des prix des matières premières, les économies d’Afrique dépendantes de l’exploitation d’hydrocarbures ou de minerais ont vu leur croissance ralentir. Les marchés avec des économies plus diversifiées ont alors tiré leur épingle du jeu, et continuent d’attirer de plus en plus de flux export ou d’investissements étrangers.

    C’est le cas des pays d’Afrique de l’Est : sous-région la plus dynamique du continent en 2016 selon la Banque mondiale.
    Avec une population de 47 M d’habitants et un PIB de 69 M USD, le Kenya est la « locomotive économique » de l’Afrique de l’Est. C’est l’un des 7 marchés les plus prometteurs au monde selon le Rapport Atradius 2017. Le Kenya a connu une décennie de forte croissance (6% en 2016 – 7% prévu en 2017) qui lui a permis d’accéder au statut de pays à revenu intermédiaire. Les investissements publics ont largement contribué à la croissance du pays, l’accent étant mis sur développement des infrastructures du pays, afin de renforcer la position de hub régional (le port de Mombasa est le premier port d’Afrique de l’Est ; l’aéroport international de Nairobi est le premier aéroport de la sous-région). Le Kenya bénéficie d’un secteur privé développé, dynamique et mature. Les partenariat établis avec des entreprises françaises sont performants et durables.

    Le Kenya doit faire face à de nombreux défis liés à une croissance urbaine non-maîtrisée.

    C’est le cas notamment de la capitale, Nairobi. Pour y répondre, Nairobi City County (NCC) et le gouvernement du Kenya se sont engagés dans différents projets avec les partenaires du développement. Le dernier schéma directeur de Nairobi, « Nairobi Vision 2030 », couvre la période de 2014-2030. Les secteurs prioritaires identifiés sont l’urbanisme, l’industrie, le tourisme, les nouvelles technologies et les infrastructures. L’aménagement urbain est soutenu par les grands bailleurs de fonds internationaux (Banque mondiale, Banque Africain de Développement, JICA…) mais aussi certaines organisations internationales (comme l’ONU-Habitat, dont le siège mondial est basé à Nairobi) qui soutiennent des projets dans les 3 principales agglomérations du Kenya (Nairobi : 4 M hts ; Mombasa : 1,2 M hts ; Kisumu : 800 000 hts).

    Leurs programmes s’articulent autour de 4 grands objectifs :
    - développer les zones de planification spéciale revêtant une importance stratégique (Centre historique, CBD, Ceinture de quartiers précaires),
    - développer des stratégies de redistribution de la croissance urbaine autour de pôles d’extension multifonctionnels,
    - créer un plan de gestion environnementale pour la protection et la valorisation des espaces naturels et des zones à risques,
    - développer des stratégies de restructuration de l’armature commerciale de ces villes.

    Avec une croissance annuelle de 8%, le secteur de construction au Kenya est en plein essor.

    On note une augmentation du taux de réalisation des projets programmés : 82 % des dépenses publiques approuvées dans le secteur du logement ont été réalisées. Le nombre de plans de construction achevés sont en augmentation constante depuis 2013. Les dépenses annuelles du gouvernement dans le secteur de la construction se sont élevées à 50 M EUR entre 2012 et 2016. 300 000 logements pour les fonctionnaires doivent être construits d’ici 2018. On recense également une augmentation du nombre des prêts privés accordés pour la construction de logements. Des réformes doivent être prises (fiscalité) pour inciter le secteur privé à poursuivre ses investissements dans le secteur. Le nombre total de bâtiments privés construits à Nairobi a augmenté de 10,5 % pour atteindre 10 002 unités en 2016, dont 86,2% étant des bâtiments résidentiels.

    Quelques sous-secteurs particulièrement dynamiques : 

    L'immobilier : de nombreux plans de construction et de réhabilitation sont en cours, comme le Nairobi Integrated Urban Development Master Plan. Selon Business Monitor, le Kenya devrait concentrer le plus d’investissements immobiliers en Afrique de l’Est pour les 10 années à venir. A titre d’exemple, Tatu City est un projet de construction de quartier résidentiel sécurisé à proximité de Nairobi, estimé à 2,5 Mds USD, sur 1000 hectares, et accueillant près de 70 000 habitants. 

    Les parcs industriels : la construction de nombreux parcs industriels est en cours, comme Konza Techno City (estimé à 14,5 Mds USD, à 60 kilomètres de Nairobi, installé sur 2000 hectares de savane, soit 1,5 million de mètres carrés).

    L’hôtellerie : le secteur du tourisme connait une reprise depuis 2016. Le Bomas International Conference and Exhibition Center en cours de construction sera le plus grand centre de congrès d’Afrique (centre de conférence comprenant une capacité d’accueil de 10 000 personnes, un espace d’exposition, de nombreux bureaux pour les affaires et 5 hôtels avec 2000 lits).